Nord-Kivu: Un passage douloureux, une histoire de viol, Feza témoigne.

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Des jeunes filles et garçons victimes des violences sexuelles ont participé dans une séance d’échange dexpérience au quartier Katoy en ville de Goma, c’est à l’Est de la République démocratique du Congo. Âgée de 17 ans, Feza a pris en premier la parole, expériences fâcheuse.

Ce partage d’expérience s’inscrit dans le programme « Kinga Dada » qui est une approche intégrée de la communication et de l’accompagnement des jeunes et des adolescents de 12 à 19 ans. Développé par Youth Care, pour aider les jeunes confrontés au manque d’informations sur la sexualité, la santé sexuelle et reproductive et mariages précoces et des avortements non sécurisés aux IST/ VIH-SIDA.
Pour cette séance de Katoy, elles étaient nombreuses à témoigner !
Feza est une fille mère célibataire, son fils a déjà 5 ans. Avec son fils, elle habite dans sa famille c’est-à-dire chez ses parents. Aujourd’hui jaime mon fils et mon amour pour lui s’accroît chaque jour raconte Feza avec sourire avant d’avouer qu’au début elle ne l’aimait pas. À chaque fois que je regardais cet enfant je voyais limage de ceux là qui m’avaient violé, je me rappelle de ce jour là infesté a-t-elle.
Il y a plus de 5 ans, Je n’avais que 14 ans. J’étais partie chercher l’eau au lac, il faisait un peu tard. Se souvient Feza. Et c’est au retour quelle a rencontré un groupe de cinq enfants de la rue communément appelé Maibobo.
« Ces jeunes m’ont intimidé ! Ils m’avaient demandé de déposer mon bidon d’eau par terre. Après ils avaient déchiré ma jupe et mon blouson. Je pleurais et personne n’était venu à mon secours » se rappelle Feza, avec un air timide.
Une heure de temps après, une femme qui revenait du marché lavait amené dans un centre de santé ou feza avait suivi le soin.
C’est trois mois après que sa famille avait compris quelle avait conçu !
A quelques mois de grossesse je suis rentré à Bweremana, notre village situé dans le Sud-Kivu où un avortement m’étais proposé. J’avais peur que je remettais à chaque à demain le rendez-vous avec un médecin.

C’est grâce à des associations des femmes qui plaident pour la réintégration des femmes et jeunes filles victime des violences sexuelles que j’ai pu reprendre ma vie.
Feza prend bien soins de son enfant et a repris les études. Et YouthCare a aidé Feza et d’autres jeunes filles à briser le silence.

-Par Lyliane safi sharanguza

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