Avortement clandestin : “J’ai toujours pensé à cet avorton.” avoue une jeune fille

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C’est dans le cadre d’échange d’expérience entre jeunes des différents quartiers de la paroisse catholique notre dame d’Afrique à Goma ,sur l’éducation complète à la sexualité , qu’une jeune fille d’une vingtaine d’âge a partagé son expérience sexuelle qui voulait lui coûter toute une vie.

Tout est parti d’un sujet facilité par un pair leader formé par une organisation non gouvernementale sur le paquet complet de la santé sexuelle et reproductive.
Pour le dimanche 17 avril, dernier, les méthodes de contraception étaient au rendez-vous.
Plus d’une jeune fille qui prenait la parole s’insurgeait contre ces méthodes vue les interdits de l’église catholique mais était prête à recourir à l’avortement une fois tombée enceinte de peur de devenir mère avant l’âge.
Choquée par différentes interventions, une fille a pris le courage d’expliquer à ses paires les dangers qui les getent.
Lydia Alfa Nkuba est mon évidence ,j’ai un passé très complique explique -t-elle,
J’ai toujours pensé à cet avorton. C’est absurde , mais il me manque. Par ces premières phrases elle a captivé tout le public vers elle car, visiblement, personne ne s’y attendait.
“Pourtant convaincue de toute énergie quand je partais avorter, je suis devenue aujourd’hui prisonnière d’une culpabilité pérenne. Au départ, je n’avais pas compris comment et pourquoi j’étais enceinte. Après mille détours d’esprit, j’ai réalisé que les pilules que j’avais pris étaient périmées”, Poursuit-elle.
“Ma relation amoureuse à préserver d’une part, ma jeunesse d’autre part, je m’offrais qu’une seule alternative., me débarrasser de cette grossesse.”
Remplit des larmes, cette fille souligne que
C’était à l’insue de son partenaire alors qu’elle n’avait que 18 ans.
En reprenant son calme, cette dernière a avoué l’anxiété qui s’était installé en elle au fil du temps.
“Après consultation et ‘opération’ chez un infirmier dont la plupart de mes amies consultent clandestinement en cas de problème, j’ai senti des douleurs violentes et atroces au bas ventre, accompagnées des saignements intarissables.
C’était le début de mes maux. Je suis tombé évanouie plus d’une fois et me suis retrouvé à l’hôpital. Qui m’aurait conduit à ce lieu? cette question me revient en tête jusqu’à ces jours.” Explique-t-elle.

C’était La honte dit-elle.
“Mon avortement était aussi tôt devenu un secret de polichinelle. J’ai frôlé la mort.
Ces saignements à grosses goutes se sont étalés sur deux bonnes semaines. Mon cycle menstruel carrément perturbé et je ne pouvais donc pas me confier à quelqu’un. Je devrais en payé les conséquences.” Regrette Lydia.
“Cependant, j’ai toujours pensé à cet avorton. Et quelques fois je n’arrive pas à retenir mes larmes. Il me manque.
Quoique je l’ai fait toute consciente, je regrette cette maladresse.
Néanmoins, je serai toujours de ceux qui militent pour desillusioner les fans de l’avortement non sécurisé. C’est horrible. Ajoute-t-elle.
Cette expérience a conscientisé les jeunes présents à cette séance éducative et grâce à elle les idées sur des avortements non sécurisés n’ont pas refait surface au sein de leurs échanges.
Notons que cela fait plus d’une année que des séances éducatives sur la santé sexuelle et reproductive sont animées pour lutter contre les informations erronées dans le chef des jeunes du diocèse de Goma.

-Par Lyliane safi sharanguza

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