Des antennes made in Kinshasa qui garantissent le quotidien d’une famille à Kimbanseke !

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Venu de la province du Congo Central en RDC, Georges Luvualu, (22 ans) fabrique ‘’localement’’ et vend des antennes de capter (réception) des télévisions dans la capitale RD Congolaise, Kinshasa. De la recherche des matières premières à la vente de ses produits, tout un parcours de combattant. Ce jeune qui croit en un professionnalisme de son entreprise ambulante a vu Kinshasa l’accueillir à Kimbanseke. Une commune nouvellement peuplée.

Par innocent Buchu

Délaissé par son père dans le Congo centrale, depuis 10 ans Georges Luvualu prend désormais en charge son petit frère et sa sœur cadette. Des débuts de responsabilité difficile, Georges s’est vu obliger d’apprendre à travailler pour assurer sa survie et celle de ses cadets. ‘’ J’ai laissé mes études après le départ de mon père,’’ explique ce jeune avec un air de regret. ‘’ Je devrais m’occuper du minerval de mes deux petits, surtout la cadette qui est très excellente à l’école.’’ Il complète que le manger et le logement étaient plus difficile.
‘’J’ai décidé de prendre le chemin pour la capitale, Kinshasa’’ raconte ce jeune homme à la quête de la survie qui rêve vivre à Mont Fleury, un quartier luxueux de Kinshasa.
Grace à son ami rencontré à Kimbanseke, Georges a appris à fabriquer des antennes de poste récepteur de télévision. Constituée d’un bois, de quelques boites vides de margarine, quelques métaux (tôle en aluminium) et un fil ; ces antennes ont une capacité de visualiser une multitude des chaines de Kinshasa et de Brazza. Avec possibilité de s’adapter au décodeur renseigne Georges.
Trouver le matériel est le plus difficile pour cet Ingénier autodidacte. Il se plaint également du transport de Kinshasa qui est trop lent selon lui. Ce qui ne lui permet pas d’atteindre dans un bref temps les coins populaires de Kinshasa, parce que au-delà de fabriquer les antennes, celui-ci circule toute la capitale pour écouler ses fabrications. ‘’ C’est très dur de trouver des clients, je marche trop. De la commune de Kasavubu à Mont Ngafula en passant par Bandal, il faut des heures’’ raconte-t-il, avant d’ajouter qu’il peut réunir 10 milles francs congolais par jour. Ce qui lui permet de survivre.
Il n’a pas fréquenté une école formelle en réseau ou télécommunication mais il rêve faire de ces antennes bricolées, des ‘’vraies antennes avec esthétique’’ made in Congo pour toute la RDC.

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